Pourquoi se faire coacher?

Par David Choquet, 12 août 2020

La fermeture du gym pendant le confinement a poussé les grimpeurs à se tourner vers des alternatives d’entraînement à la maison. Alors que l’offre de plans d’entraînements et la disponibilité de vidéos d’exercices en ligne augmentent, il devient pertinent de se questionner sur les raisons de se faire coacher. Chaque personne a son/ses objectifs. Que ce soit de continuer à grimper sans se blesser, de grimper plus fort en cote, d’être plus versatile, d’être plus fort dans un style particulier, de pratiquer un aspect spécifique (par exemple tenir des volumes, des crimps ou des slopers), de moduler son niveau d’intensité d’effort, entre autres; un coach peut passer par les moyens qui suivent pour vous permettre d’atteindre ces nombreux buts.

La sélection des exercices

Les réseaux sociaux sont pertinents pour créer un engouement pour l’exercice, mais quand vient le temps de se choisir des exercices, le tout devient complexe. Ce qui fonctionne pour Sean McColl ne sera probablement ni pertinent pour moi, ni pour vous et les exercices qu’il présente sont probablement une petite partie de son plan d’entraînement.

Le coach peut quant à lui prendre une vue d’ensemble de vos objectifs et vos capacités physiques et vous suggérer des exercices qui permettront une progression adaptée à vos besoins et votre corps. Le nombre de séries et de répétitions devraient aussi être adaptées à vous.

La prévention des blessures

Un aspect très important mais souvent oublié de l’entraînement est la forme de l’exercice. L’alignement des segments du corps et le mouvement effectué peuvent mener à des blessures à court, moyen et long terme si le tout est mal effectué.

La forme joue aussi un rôle dans la grimpe sur le mur. Votre façon de crimper, le positionnement de vos hanches, l’engagement de vos épaules dans le dévers, entre autres, sont tous des facteurs qui peuvent prédisposer votre corps à des blessures. Le rôle du coach est d’offrir un regard extérieur qui est entraîné à cibler ces aspects pour vous mettre sur le droit chemin et vous suggérer de consulter un professionnel au besoin.

Apprivoiser l’échec

Il est évident que ce n’est pas dans notre nature d’accepter d’échouer, de tomber sur un problème qui a une cote qu’on devrait réussir. Je vous mentirais si je vous disais que ça ne m’arrive pas de tomber sur un bloc que j’aurais dû réussir. C’est cependant dans ces moments là que j’apprends le plus. 

Mon point est que de travailler avec un coach, c’est de travailler avec nos échecs en enlevant l’émotion. Le regard extérieur du coach peut évaluer froidement le bloc et vous amener à réfléchir aux petits détails qui font la grande différence entre réussir et tomber dans un environnement d’apprentissage et non d’échec.

La motivation de se dépasser

Un bon coach est quelqu’un de passionné, qui veut à tout prix vous aider à progresser. Je ne me tannerai jamais du moment dans un coaching quand la personne débloque enfin quelque chose ou qu’elle réussit un mouvement qu’elle croyait pourtant impossible. L’environnement d’un coaching est d’ailleurs fait pour repousser vos limites en explorant des mouvements que certains auraient cru trop difficiles pour eux. C’est certain que le coaching ce n’est pas magique, mais en appliquant les concepts et y mettant de l’effort on s’aide beaucoup.

La maîtrise de la base

Pour faire contraste avec mon dernier point, c’est aussi le rôle du coach de s’assurer que la base est bien acquise chez chaque grimpeur. Il devient difficile lorsque l’on progresse dans les cotes de se dire que nos mouvements de base pourraient être retravaillés. Cependant, la maîtrise de ceux-ci apporte une progression dans nos habiletés de grimper et, par le fait même, permet d’optimiser notre dépense d’énergie.

C’est aussi le temps d’observer votre technique avec minutie. Votre façon de vous positionner et de tirer dans les prises influence grandement votre progression. L’exemple le plus flagrant serait quelqu’un qui full crimp toutes les prises alors qu’il devrait les half crimp. Le coach peut facilement vous guider dans votre choix de préhension et le positionnement optimal à adopter en entraînement.

L’accompagnement dans le processus

Ce point concerne plutôt les grimpeurs qui divisent leur attention entre la salle d’entraînement et le mur d’escalade. Il est difficile, voire impossible, de grimper aussi fort en même temps que l’on s’entraîne physiquement. Je vous avoue que certaines séances sont très difficiles sur le moral, mais c’est aussi le rôle du coach de vous accompagner dans ce processus et vous permettre d’apprivoiser ces moments en vous y préparant. 

D’un point de vue personnel, coacher est pour moi une façon de partager ma passion de l’escalade et mon désir de m’améliorer constamment. C’est réellement une vocation basée sur le plaisir d’offrir les outils aux autres pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs et de les pousser dans la bonne direction. Peu importe votre objectif, le coaching est un outil qui peut apporter énormément d’atouts à votre escalade!

Pour toute question sur le coaching, n’hésitez pas à m’écrire à dchoq@blocshop.com