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Limitez les blessures au crag

Si grimper à l’extérieur permet de nous entourer de la nature, de savourer une atmosphère calme et paisible et d’enfin tester nos acquis en escalade, cela implique aussi de nous éloigner d’un environnement où la sécurité liée au sport est souvent pensée pour nous. L’échauffement est moins évident quand le nombre de blocs, ainsi que le type de prise et la diversité des cotes sont limités. Avec les températures qui varient, la marche d’approche peut devenir glissante (attention les chevilles!) et plusieurs facteurs pouvant menacer notre séance sont parfois difficile à planifier. Dans l’optique de réduire les risques de mettre fin à votre saison extérieure avant d’avoir sendé tous vos projets, voici nos meilleurs trucs pour éviter les blessures au crag.

S’échauffer avec peu

Échauffer son corps, surtout ses doigts, est d’autant plus important avant de tirer sur les prises parfois très petites des blocs extérieurs. À la shop, différents outils pour préparer ses doigts à tirer sont disponibles. Un classique que plusieurs utilisent est le Yubi, qui peut aussi servir à faire des entraînements à la maison, à défaut d’avoir un hangboard. Le Yubi se vend en grand format (99.00$), offrant plusieurs préhensions de 14mm à 30mm et un format mini (49.99$), qui prend un peu moins de place dans le sac-à-dos. La sangle intégrée permet de garder la tension avec un pied pour s’échauffer les doigts tout en observant son prochain projet. Similaire au Yubi, le V-Mobs (74.99$) offre, en plus des autres préhensions, la possibilité de faire des mono et tri-doigts, ainsi que des pincements.

Un autre « must » à avoir pour bien s’échauffer au crag est une bande résistive. Plusieurs types de bandes sont vendues à la shop, mais les plus minces permettent de faire une plus grande diversité d’exercices servant à échauffer vos bras, vos jambes et dos. Si vous êtes fan de l’entraînement à la maison, ces élastiques font également partie de notre nouveau FIT starter pack, qui comprend une barre à traction, des anneaux et 2 bandes résistives (une médium, une large) et deux bandes résistives « super loop ».
Vous préférez toujours l’échauffement en salle? Passez-nous voir! C’est une solution intéressante ceux qui se dirigent vers les Laurentides. Faites comme plusieurs membres de notre communauté et passez par Chabanel (ou Hochelaga si c’est plus près de chez vous) pour faire un échauffement rapide avant de poursuivre vers votre destination d’escalade.

Prévoir les chutes en bloc et en voie

En voie, comme en bloc, il est rare qu’une journée d’escalade se passe sans faire au moins une chute. Comme celles-ci ne sont pas toujours prévisibles, il est important de comprendre comment mettre en place l’environnement le plus sécuritaire possible pour atténuer les risques de blessures. En bloc, nous conseillons d’avoir toujours au minimum deux crash pads.
Parfois la zone d’atterrissage peut être lisse et peu dangereuse. Dans ce cas, la quantité de pads nécessaire sera plus petite, mais si le problème de bloc est très haut, se déplace d’un côté à l’autre ou que des cailloux sont dans la zone de chute, il sera nécessaire d’en avoir plus. Si vous possédez déjà un crash pad ou deux, considérez-le Nimbo de Petzl pour le prochain ajout à votre équipement. Sa minceur permet de protéger les espaces entre vos pads et ainsi éviter de se rouler une cheville, en plus de se transporter facilement.

Pour la voie, on vous conseille surtout de vérifier l’usure et l’ancienneté de votre matériel de sécurité. Inspectez-le régulièrement pour vous assurer d’aucun bris et renseignez-vous auprès de la marque sur sa durée de vie. S’il vous manque de l’équipement de base pour commencer à faire de la voie, profitez de nos Kit Momentum, qui incluent un harnais, un système d’assurage et de rappel ATC-XP avec mousqueton, un sac à magnésie, ainsi que de la magnésie Black Diamond.

N’oubliez pas votre collation!

Finalement, un oubli anodin, mais parfois très fâcheux, est celui des collations. Même si plusieurs préfèrent grignoter des aliments plus légers lors des sorties extérieures, un lunch pourrait faire la différence quant à votre niveau de fatigue et ainsi réduire les risques de vous blesser. Le même principe s’applique à l’hydratation. Si vous êtes du genre à vivre plus de frustrations avec la faim, une meilleure organisation de votre journée de ce côté pourrait également rendre votre séance plus agréable, particulièrement lorsque vous grimpez pendant plusieurs heures. C’est pourquoi au Bloc Shop, vous verrez souvent nos route setters avec un sac de jujubes ou d’amandes au chocolat à la main!

Si vous avez des questions sur le matériel nécessaire à l’escalade extérieure, n’hésitez pas à nous écrire à la shop : onlinestore@blocshop.com

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Comment éviter le surentraînement?

Est-ce qu’il vous arrive de vous entraîner intensément sur une longue période de temps ou de pratiquer sans cesse votre escalade, mais de ne pas en ressentir les gains? Vous allez grimper, puis il semble que vous êtes moins en forme que d’habitude, que vous êtes encore plus loin de vos objectifs. Vous en tirez la conclusion que vous devriez sûrement travailler plus fort. Si vous vous reconnaissez dans ce genre de scénario, vous êtes probablement déjà tombé-e-s dans le piège du surentraînement, comme beaucoup d’entre nous. La bonne nouvelle est que nous pouvons l’éviter!

Le cercle vicieux du surentraînement, c’est lorsque l’on suppose que notre manque de force en escalade vient d’un manque d’entraînement, ce qui nous pousse à toujours vouloir en faire plus. Toutefois, en surentraînement, notre corps est fatigué, ce pour quoi nous ressentons une baisse dans nos capacités physiques, voire même notre motivation. En continuant d’en demander à notre corps, lorsqu’il nous donne des signes d’épuisement, nous risquons de nous blesser, de faire un burn out et de ralentir notre progression à long terme.

Prévenir, au lieu de guérir

Un premier truc pour prévenir le surentraînement est de savoir reconnaître les symptômes de celui-ci. Prenez le temps d’observer vos indices physiques, mais aussi les autres sphères de votre vie et faites attention à ceci : manque de motivation, fatigue générale et continue, changements dans votre appétit, humeur, sommeil ou concentration, irritabilité, anxiété ou dépression, tensions musculaires qui ne diminuent pas avec le temps, baisse importante des performances sportives, etc. Voici une source intéressante à ce sujet : Overtraining syndrome, A practical guide (Sports Health, 2012)

Si vous sentez une fatigue importante au niveau musculaire, pensez à varier votre entraînement. Comme le bloc est particulièrement demandant pour le haut du corps et les doigts et que ce sont ces parties que nous entraînons le plus, considérez prendre du temps pour vous concentrer sur autre chose, comme la dalle, le core et les abdominaux, ou votre jeu de pieds!

Vous pouvez également ajouter une semaine de repos après chaque cycle d’entraînement (4 à 8 semaines), qui vous permettra de récupérer et mieux vous adapter au cycle suivant. Si une semaine de repos complet vous semble de trop, considérez faire un repos actif, où vous continuez certaines activités, en diminuant grandement le volume de celles-ci.

Une autre façon de prévenir le surentraînement est de garder un œil sur la vue d’ensemble. Même si c’est difficile de laisser de côté un bloc ou de couper une séance d’entraînement, il faut se rappeler qu’une blessure aura toujours plus d’impact négatif à long terme qu’un jour de repos additionnel. Laisser à son corps le temps de s’adapter permet d’avoir les gains que l’on veut, plus tard. Malheureusement, faire patiemment confiance en ce processus vient souvent avec l’expérience… et avec les leçons, qui naissent parfois d’erreurs importantes.

Finalement, la récupération est la clé pour éviter de surentraîner et même de se blesser. Tous les grimpeurs et grimpeuses devraient accorder autant d’importance à la récupération qu’à l’entraînement. Ma règle de base personnelle est de ne jamais se permettre d’augmenter sa charge d’entraînement, s’il faut couper dans sa routine de récupération. Une plus petite charge d’entraînement accompagnée d’une bonne récupération sera plus efficace que de prendre une charge importante, sans récupérer.

La routine de récupération peut varier selon vos besoins et vos habitudes. Personnellement, avant d’ajouter une séance d’escalade ou d’entraînement à mon horaire, je m’assure de pouvoir régulièrement relâcher mes points de tensions musculaires, m’étirer après l’effort physique, de boire assez d’eau (environ 3 litres par jour), dormir au moins 8h et surveiller mon niveau de stress quotidien. De plus, j’observe fréquemment comment je me sens sur le mur : si je suis tendue, que mon « flow » diminue et que je perds en souplesse, je prends plus de temps pour m’étirer et récupérer, en plus de réduire un peu ma charge d’entraînement.

Pourquoi sommes-nous à risque?

Le corps humain est complexe et notre adaptation à l’entraînement dépend de plusieurs facteurs. C’est donc difficile de comprendre les raisons pour lesquelles nous réagissons d’une certaine façon à la charge de travail que nous nous imposons. Pour certains types d’exercices, il est normal de sentir une grosse fatigue et de sous-performer, alors que pour d’autres, comme les cycles de force par exemple, nous devons nous sentir à 100% avant nos séances. Ainsi, c’est important de bien saisir ce que notre entraînement nous apporte et comment il nous affecte.

Le concept du « No pain, No gain » en est un qui peut également nous pousser à surentraîner. Nous avons tendance à croire que pour avoir un plus grand niveau en escalade, il faut automatiquement se donner plus, alors que ce n’est pas toujours le cas. Parfois, c’est plutôt le contraire et il faut mieux récupérer. D’autres fois, c’est un manque de technique qui nous retient. Dans tous les cas, si vous avez mal, ne poussez pas, prenez du repos et évaluer la situation avec un-e professionnel-le.

En escalade, nous sommes en général très motivé-e-s à nous pousser pour nous améliorer. Quand nos objectifs sont très importants pour nous, c’est normal d’être tenté-e d’ignorer certains signes de fatigue, de s’acharner un peu trop sur un mouvement qui nous donne du fil à retordre ou de ressentir de l’impatience et vouloir accélérer le processus. C’est particulièrement difficile de naviguer tout cela, sans support et sans la rétroaction d’une personne qui vous connaît bien et qui sait quoi observer pour vous diriger de manière objective.

Pour mieux vous orienter à travers votre entraînement et vous aider à éviter le surentraînement et les blessures, contactez un-e de nos coachs! Ils et elles pourront répondre à vos questions lors d’un coaching privé ou vous bâtir un plan d’entraînement personnalisé sur notre application Bloc Shop Fit.

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RECAP : L’ESCALADE AUX JEUX OLYMPIQUES

Vous avez manqué les débuts de l’escalade aux Jeux olympiques? Pas de problème. Performances surprenantes, déceptions, blessures et les toutes premières médailles olympiques en escalade sont au menu. Voici un récapitulatif des événements qui se sont tenus sur quatre jours chargés en émotions.

Le format annoncé il y a maintenant quelque temps a été longuement débattu dans le monde de l’escalade. Le sport se voyant décerner qu’une seule médaille par genre, l’IFSC a pris la décision de créer le format combiné, dans lequel tous les athlètes doivent participer dans les trois disciplines, soit la vitesse, le bloc et la difficulté (voie). Si ce format permet de ne laisser de côté aucune spécialité, il empêche également de voir les meilleur(e)s de chaque discipline être médaillé(e), se basant plutôt sur un système de points qui multiplie les trois positions de chaque athlète pour chaque discipline. L’athlète avec le score final le moins élevé gagne.

Qualifications – Hommes

Vitesse

Bassa Mawem livre une performance spectaculaire lors de la première épreuve, avec un temps de 5.45 secondes qui lui permet de gagner la première place. Il est suivi de Tomoa Narasaki avec 5.94 secondes et de Mickaël Mawem avec 5.95 secondes. L’athlète canadien, Sean McColl enregistre également un bon temps, avec 6.93 secondes, qui lui permet de battre son record personnel.

Bloc

Les qualifications se poursuivent avec l’épreuve de bloc. Avec trois blocs sur quatre complétés, dont deux du premier essai, Mickaël Mawem en surprend plusieurs et remporte l’épreuve, ce qui le place en bonne position pour faire la finale. Tomoa Narasaki s’empare encore une fois de la deuxième place et c’est Adam Ondra qui prend la troisième.

Voie

Pour la dernière épreuve, les athlètes doivent tenter de se rendre le plus loin possible sur une voie, du premier essai, et ce malgré l’humidité et la chaleur de Tokyo. Même si personne ne réussit à terminer la voie, Jakob Schubert et Colin Duffy se rendent tous les deux au même point et c’est le temps pour s’y rendre qui sépare leurs positions. Jakob Schubert remporte l’épreuve, suivi de Colin Duffy pour la deuxième place et Alberto Gines Lopez pour la troisième.

 

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Une des grandes déceptions des qualifications est la blessure de Bassa Mawem, qui a souffert d’une rupture complète du tendon inférieur du biceps gauche. Ses impressionnantes performances lui avaient permis de participer à la finale, aux côtés de son frère Mickaël Mawem, mais il a malheureusement dû la manquer à cause de cet incident.

Malgré un bon temps en vitesse et une 8e place en voie, le Canadien Sean McColl termine 17e après une ronde de bloc difficile et n’avance malheureusement pas en finale.

Huit personnes se qualifient pour la finale après ces trois épreuves :

  1. Mickaël Mawem (FRA)

  2. Tomoa Narasaki (JPN)

  3. Colin Duffy (USA)

  4. Jakob Schubert (AUT)

  5. Adam Ondra (CZE)

  6. Alberto Gines Lopez (ESP)

  7. Bassa Mawem (FRA)

  8. Nathaniel Coleman (USA)

Finale – Hommes

Vitesse

La finale débute avec la vitesse qui oppose les grimpeurs en pairs, selon leur classement en qualification. La blessure de Bassa Mawem permet à Adam Ondra de remporter automatiquement sa première ronde et le place contre Alberto Gines Lopez pour la deuxième ronde. C’est celui-ci qui remporte l’épreuve de vitesse, suivi de Tomoa Narasaki, ainsi que Mickaël Mawem. Ces deux derniers ayant livré d’excellentes performances jusqu’à présent semblent sur la bonne voie pour obtenir l’or, mais rien n’est garanti jusqu’à la toute fin.

Bloc

L’épreuve finale de bloc en laisse plusieurs perplexes. Le premier bloc, qui débute avec une dalle précaire et termine sur un mouvement plus dynamique et risqué, est réussi par tous les grimpeurs en un ou deux essais, sauf pour Alberto Gines Lopez, qui obtient tout de même la zone. Le deuxième bloc, toutefois, ne voit qu’un seul top. C’est Nathaniel Coleman qui réussit l’énorme saut de départ, en plus du mouvement plus technique de coordination pour terminer le bloc. Ce résultat implique que si l’américain complète le dernier bloc ou obtient le même score que les autres sur celui-ci, il gagne automatiquement l’épreuve.

Comme dernier bloc, les athlètes sont mis au défi avec des petites prises fuyantes sur une série de volumes placés en cercle. Alors qu’aucun athlète ne réussit à le compléter, plusieurs se questionnent sur la séquence voulue par les ouvreur(e)s. Ultimement, comme le premier et le dernier bloc n’offraient peu de séparation, le classement de bloc était alors largement basé sur le dernier mouvement du deuxième bloc. La deuxième place pour cette épreuve va à Mickaël Mawem et la troisième place va à Tomoa Narasaki.

Voie

Finalement, les médaillés sont décidés suite à la dernière épreuve, soit la voie. Une section parsemée de minuscule « crimps » en fait tomber plusieurs. Adam Ondra, qui se spécialise également en voie, s’empare du point le plus haut jusqu’à date avec 42+, mais tombe sur la dernière section de la voie, qui semble demander beaucoup de tension et de précision. Alberto Gines Lopez ne tombe que quelques prises plus basses, ce qui lui donne un score de 38+. Le dernier grimpeur qui clore la finale des hommes est Jakob Schubert. Les enjeux sont élevés. Si Schubert réussit la voie, il gagne un podium, mais s’il tombe avant le point où Adam Ondra est tombé, c’est ce dernier qui aura une médaille.

Jakob Schubert livre une performance parfaite et il est le seul à se rendre à l’ancrage. Toujours attaché à sa corde, il apprend la grande nouvelle, la certitude qu’il obtiendra la première médaille de bronze des JO en escalade et célèbre sans retenue. Avec son résultat important en bloc, c’est Nathaniel Coleman qui remporte la médaille d’argent et peine à croire ce qui lui arrive.

Le premier gagnant des Jeux olympiques en escalade est donc Alberto Gines Lopez, d’Espagne. Après une blessure au genou quelque temps avant l’événement, le jeune de 18 ans réalise son rêve et semble bouche bée face à cette réussite. Sur sa page Instagram, il partage sa photo de premier médaillé, avec la description « WE DID IT » (Nous y sommes arrivés).

Premier podium olympique pour les hommes :

  1. Alberto Gines Lopez (ESP)

  2. Nathaniel Coleman (USA)

  3. Jakob Schubert (AUT)

Qualifications – Femmes

Vitesse

Les qualifications des femmes commencent en grand avec l’épreuve de vitesse. La Canadienne Alannah Yip réussit à battre son record personnel, ainsi que le record canadien de vitesse avec un temps de 7.99 secondes. Elle célèbre avec un énorme sourire, sachant que cette performance la place dans une bonne position pour la suite. Aleksandra Miroslaw livre une excellente performance avec un temps de 6.97 secondes, un centième de seconde de plus que le record du monde pour les femmes, établi par la Russe Luliia Kaplina. Celle-ci, qui se spécialise en vitesse, place un premier temps de 7.65 secondes, plus élevé qu’à son habitude et, malgré un départ très prometteur, elle glisse avant la fin de sa deuxième ronde, ce qui ne lui laisse que son premier temps comme score. Elle fond en larme dès l’atterrissage au sol, consciente des conséquences de ce résultat plus bas qu’espéré.

C’est donc Aleksandra Miroslaw qui remporte l’événement, suivi d’Anouck Jaubert (7.12 secondes) et Yiling Song (7.46 secondes).

Bloc

L’épreuve de bloc débute avec un mouvement dynamique de coordination sur une dalle. Malgré l’équilibre requis pour le complété, c’est celui le plus réussit des quatre blocs. Janja Garnbret, une des grimpeuses les plus dominantes dans le monde de la compétition actuellement, exécute une ronde parfaite avec quatre blocs réussis du premier essai. La jeune Brooke Raboutu la suit de près avec une deuxième place, complétant trois blocs. La troisième place va à Akiyo Noguchi, une des grimpeuses les plus expérimentées du groupe.

 

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Voie

Les qualifications se terminent avec une voie physique et engageante. C’est la Coréenne Chaehyun Seo qui remporte l’épreuve, suivie de Jessica Pilz et Miho Nonaka. Laura Rogora, une spécialiste de la voie, se classe seulement 10e pour l’événement, visiblement tendue lors de son essai. Affectée par la pression, elle ne réussit pas à livrer une performance à la hauteur de ses attentes et, après un résultat très bas en vitesse, elle ne se qualifie pas pour la finale.

 

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La Canadienne Alannah Yip termine avec un score de 21+, ce qui indique qu’elle a tenu 21 prises, en plus d’avoir fait le mouvement vers la 22e, sans l’atteindre. Son résultat la place en 12e pour l’épreuve et en 14e place pour les qualifications. Elle ne passe malheureusement pas en finale, mais semble satisfaite de sa première expérience aux Jeux olympiques.

Huit personnes se qualifient pour la finale :

  1. Janja Garnbret (SLO)

  2. Chaehyun Seo (KOR)

  3. Miho Nonaka (JPN)

  4. Akiyo Noguchi (JPN)

  5. Brooke Raboutou (USA)

  6. Jessica Pilz (AUT)

  7. Aleksandra Miroslaw (POL)

  8. Anouck Jaubert (FRA)

Finale – Femmes

Vitesse

La spécialiste en vitesse Aleksandra Miroslaw domine la première épreuve de la finale et lors de sa dernière course contre Anouck Jaubert, elle réussit à battre le record mondial avec un temps de 6.84 secondes sur la voie de 15 mètres. Miho Nonaka enregistre également des temps impressionnants et elle termine en 3e position. Anouck Jaubert, qui se spécialise en vitesse, réussit à prendre la 2e place.

Bloc

L’épreuve de bloc s’avère très difficile. Les athlètes ont seulement trois blocs pour se faire valoir et le troisième, présentant des mouvements dynamiques et physiques, ne voit aucun top. Même Janja Garnbret, après une chute inconfortable, ne réussit pas à le terminer. Celle-ci démontre toutefois sa dominance pour les deux premiers blocs. Elle est la seule des huit athlètes à les compléter et elle les réussit en très peu d’essais.

Brooke Raboutou tente de suivre et devancer sa compétitrice, mais un glissement de pied tout juste avant de déposer sa deuxième main sur la prise finale du premier bloc l’empêche de prendre la première place. C’est Janja Garnbret qui remporte l’épreuve, suivie de Brooke Raboutou, ainsi que Miho Nonaka, qui obtient deux zones.

Voie

La finale se conclut sur le mur de voie, où les athlètes livrent toutes un combat impressionnant. Jessica Pilz, une spécialiste de cette discipline, obtient un score de 34+, lui permettant de prendre la troisième place pour cette épreuve. Brooke Raboutou débute son essai, souriante et visiblement remise de ses déceptions face à la ronde exigeante de bloc. Malgré l’énergie restant, elle glisse en allant dans une prise bidoigt, demandant la précision pour être attrapée et tombe plus bas que prévu. Elle se prend immédiatement la tête, sachant que cette erreur lui coûtera.

Miho Nonaka fait une erreur au même endroit, utilisant un talon très élevé au lieu de garder ses pieds bas. Cette technique ne fonctionne pas et elle tombe, obtenant un score de 21 la mettant en 5e place.

C’est Janja Garnbret qui remporte l’épreuve, avec un score de 37+ et elle gagne du même coup sa première médaille d’or olympique, un résultat attendu de bien des gens. Elle fond en larme dans les bras de son coach, Raioman Krajnik, et publie plus tard sur sa page Instagram une photo d’elle médaillée avec comme description « Unfinished business…FINISHED » (Affaire inachevée…TERMINÉE). Les deux Japonaises Miho Nonaka et Akiyo Noguchi remporte les médailles d’argent et de bronze respectivement.

 

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Premier podium olympique pour les femmes :

  1. Janja Garnbret (SLO)

  2. Miho Nonaka (JPN)

  3. Akiyo Noguchi (JPN)

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Bloc Shop FIT

Bloc Shop Fit : Nouvelle application de fitness et coaching

Pourquoi se faire coacher en escalade? Pour la majorité des sports, faire ses débuts avec un encadrement adéquat est un « no brainer ». En escalade, toutefois, on s’y prend généralement par nous-mêmes, en tirant des leçons de nos erreurs, nos inévitables plateaux et parfois même nos blessures, au fur et à mesure que l’on tente de progresser.

Parmi les avantages du coaching en escalade, nos entraîneurs et entraîneuses peuvent répondre à quatre grandes questions : quoi faire, quand, pourquoi et comment.

Quoi faire : Le coaching en escalade permet de savoir quels exercices seront applicables sur le mur et répondront à vos besoins. Ces exercices sont structurés dans un plan qui fonctionne de manière à maximiser chaque phase d’entraînement, pour des résultats optimisés. Nos coachs visent également à produire une progression calculée et constante, sachant que les voies rapides au succès ne sont généralement pas réalistes à long terme.

Quand : Comme chaque personne choisit un objectif précis et se trouve à un niveau différent de son développement, l’entraînement en escalade ne peut être applicable à tous et toutes également. Le coaching sert à adapter l’entraînement au contexte de chaque personne, en tenant compte de ses capacités, ses contraintes, ses forces et faiblesses. De cette manière, nos coachs s’assurent de mettre la prévention des blessures de l’avant.

Pourquoi : Est-ce un manque de force qui vous freine ou une mauvaise gestuelle? Est-ce que ce sont vos doigts qui lâchent ou vos biceps? Combien de temps avant un voyage d’entraînement faut-il commencer à s’entraîner et quand faut-il arrêter? Le coaching offre une rétroaction d’une personne qui sait quoi observer pour vous diriger de manière objective et logique. Si votre objectif est fixé dans le temps, nos entraîneurs et entraîneuses bâtiront votre programme vous permettant d’être à votre meilleur au bon moment.

Comment : Une mauvaise forme lors d’un exercice peut rapidement mener à une blessure et un plan trop chargé ou mal construit, au surentraînement ou aux efforts gaspillés. Nos coachs sont aussi là pour s’assurer que votre programme d’entraînement vous permette de bien récupérer et d’accéder aux gains pour lesquels vous travaillez. Ils et elles ajusteront le nombre de répétitions, en fonction de vos objectifs.

Un coach dans votre poche

Bloc Shop Fit est une application qui vous permettra de suivre et d’organiser plus facilement des entraînements qui vous seront donnés par votre coach en escalade. Selon vos besoins, vous pouvez opter pour un plan de fitness général ou un plan personnalisé, avec suivis réguliers de votre coach. Avec Bloc Shop Fit, nous souhaitons vous offrir les moyens de développer un style de vie et un niveau de fitness ou d’escalade qui correspond à vos objectifs, peu importe les contraintes qui auraient pu vous limiter dans le passé.

Désormais, chaque abonnement EFT au Bloc Shop viendra avec l’opportunité de joindre gratuitement notre communauté sur Bloc Shop Fit pour 2 semaines. Voici quelques exemples de ce que vous trouverez sur l’application :

1. Une réponse à vos besoins, peu importe vos contraintes

Que vous cherchiez à grimper plus fort, mieux gérer votre santé, faire votre premier pull up, sender un projet dehors ou améliorer vos habitudes de vie, nous avons une solution pour vous. Nos coachs sont motivé-e-s et prêt-e-s à trouver une réponse à vos besoins. Nos programmes d’entraînement sont créés pour s’adapter aux contraintes de chaque personne, pour qu’aucun obstacle ne vous empêche d’atteindre vos buts.

2. Une communauté motivée

Plusieurs groupes sont disponibles dans l’application, afin de rassembler les grimpeurs et grimpeuses qui partagent la même passion. Dans ces groupes, vous pourrez partager vos accomplissements, faire des challenges à plusieurs et recevoir des informations additionnelles en lien avec votre entraînement.

3. Une organisation simple et facile de vos entraînements

Votre programme d’entraînement vous donnera un certain nombre de séances à faire par semaine, que vous pourrez organiser facilement selon votre horaire personnel. Chaque jour, vous pourrez voir les exercices à faire, les suivre directement via l’application, puis noter la difficulté et laisser un commentaire pour votre coach, au besoin.

Vous recevrez régulièrement du contenu pour vous motiver, vous aider à adopter des habitudes saines et vous guider à travers votre parcours d’entraînement. Pour certains programmes, une messagerie dans l’application vous permettra de contacter directement votre coach. Vous pourrez toujours poser vos questions à coaching@blocshop.com également.

4. Des tests physiques et des challenges

Afin de cibler spécifiquement les aspects que vous devriez travailler, des tests physiques vous sont offerts pour diriger votre programme dans la bonne direction. Selon les résultats de vos tests, il sera plus évident pour votre coach et pour vous de cibler vos forces et vos faiblesses, ainsi que les aptitudes à obtenir pour atteindre vos buts.

Des challenges seront également offerts sur l’application. Ceux-ci pourront servir à vous tester au cours de votre entraînement. Certains challenges seront créés pour un groupe complet, vous permettant de partager vos résultats avec d’autres ou de mettre au défi les membres de votre groupe. Ces challenges servent également à avoir une meilleure idée de votre progression et pourront vous diriger vers des programmes de fitness plus avancés, au fil du temps.

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Pour se procurer un programme d’entraînement ou une séance de coaching, c’est par ici!
Des questions? Écrivez-nous à coaching@blocshop.com

L’été est officiellement arrivé et, pour plusieurs, cela implique d’avoir enfin du temps pour se remettre à la lecture. Une variété de livres reliés à l’escalade sont offerts à la boutique, que ce soit des livres sur l’entraînement ou la nutrition, des biographies de grimpeurs et grimpeuses d’exception ou des topos (livre-guide) pour la grimpe extérieure.

En vacances, toutefois, les meilleurs livres sont ceux qui nous font rêver, qui nous inspirent et nous font voir les choses différemment. Je vous propose donc une liste de livres d’escalade pour cet été qui ont le potentiel de changer complètement votre vision de vous-même et de ce sport.

The Rock Warrior’s Way – Arno Ilgner (FR/EN)

Le livre qui a eu le plus grand impact sur mon escalade est sans aucun doute The Rock Warrior’s Way. Quand j’ai commencé l’escalade, les gens autour de moi grimpaient surtout à l’extérieur, plus particulièrement en trad. Avec peu de bagages sportifs, je manquais de confiance, j’avais extrêmement peur et ces difficultés teintaient négativement mon expérience. Au final, j’avais très peu de plaisir.

J’ai découvert The Rock Warrior’s Way (La Voie des Guerriers du Rocher) alors que j’essayais désespérément d’adopter la base de l’escalade traditionnelle, lors de mon premier voyage à Squamish. Je me souviens avoir lu le livre d’une traite, submergée par les leçons révélatrices et directement applicables d’Arno Ilgner. Bien que mon niveau en escalade ait aussi augmenté, ce sont les changements qui se sont opérés dans ma tête, dans mon approche et dans mon attitude, qui m’ont marquée de cette lecture.

Découpé en sept sections, The Rock Warrior’s Way offre un programme d’entraînement mental qui brise les pièges auto limitants que l’on s’impose souvent inconsciemment en escalade. Arno Ilgner adresse brillamment plusieurs thèmes tels que l’orgueil, la prise de risque, la confiance et la relation que nous avons avec l’échec, tout en offrant les outils qui permettent de concrétiser cette croissance personnelle. Ce qui est encore plus parfait, c’est que ces leçons sont tout aussi pertinentes pour les autres sphères de nos vies.

Si vous en voulez plus, le même auteur a également publié Espresso Lessons, un livre qui met en pratique les théories abordées dans The Rock Warrior’s Way.

Le Choix du Vide – Steph Davis (FR)

Grimpeuse depuis les années 1990, Steph Davis est un symbole de dévouement à l’escalade et une des rares femmes, à cette époque, qui a fait le choix de vivre d’aventures et de plein air.
Pratiquant plusieurs formes d’escalade, elle collectionne les premières ascensions féminines de plusieurs voies les plus difficiles au monde. En 2005, elle est devenue la première femme à grimper le Salathé Wall, situé sur El Capitan au parc national de Yosemite, en Californie. Cotée 5.13b/c sur 35 longueurs, ce n’est qu’un des nombreux accomplissements qui font d’elle une pionnière dans l’histoire du sport.

Si sa carrière de grimpeuse professionnelle réussie, ses ascensions importantes en alpinisme et son expérience en Base Jumping sont épatantes, c’est sa résilience et sa vision de la vie qui rendent Steph Davis si inspirante. Depuis toujours, elle fait les sacrifices nécessaires pour faire de l’escalade sa priorité et vous inspirera à remettre en question la place que vous donnez à la liberté et la passion dans votre propre vie.

Dans son livre Le Choix du Vide, on peut sentir son amour intense pour le sport et la détermination qui la poussera à gravir des sommets encore jamais atteints par une femme, comme celui du mont Fitz Roy, en Patagonie. Sa biographie insuffle le courage d’une grimpeuse qui est aussi une des plus expérimentée en Free Solo (escalade sans aucun matériel de protection) et qui a passé à travers un lot important de difficultés et de deuils.

Si vous souhaitez en savoir plus sur elle avant de lire sa biographie, voici une vidéo qui vous intéressera :

Revelations – Jerry Moffatt (EN)

Si l’histoire des premières figures importantes en escalade vous captive, cette biographie est pour vous.

Suivant la vie du grimpeur haut en couleur Jerry Moffatt, son livre Revelations raconte les nombreuses ascensions qui ont fait de lui une légende dans ce sport et donne un aperçu des méthodes d’entraînement pour l’escalade conçues dans les années 1980 et 1990. Avec des mentors comme John Bachar et Wolfgang Güllich à ses côtés, Jerry Moffat est rapidement devenu un des meilleurs, à un jeune âge.

Au fil des années, il accumule des ascensions impressionnantes et établit plusieurs nouvelles cotes. Suite à une blessure de surutilisation le forçant à subir une opération, Moffatt se tourne vers le monde de la compétition, qui voit ses premiers jours dans l’escalade. En 1989, il gagne la toute première coupe du monde de Leeds.

Jerry Moffatt a également publié Mastermind, un livre qui vise à améliorer son mental pour l’escalade. On peut y lire plusieurs témoignages et conseils des meilleur(e)s athlètes.

The Hard Truth – Kris Hampton (EN)

Le titre de ce livre dit tout. The Hard Truth vous présente les erreurs les plus communes, qui freinent votre progression en escalade, même si la vérité n’est pas toujours ce que l’on veut entendre. Dans son court livre, Kris Hampton répond essentiellement à la question que nous avons tous et toutes déjà entendu (et parfois même que l’on s’est déjà posé) : Que dois-je faire pour m’améliorer plus rapidement en escalade?

Une de mes leçons préférées de ce livre est l’analogie de « ne pas écraser la banane », en parlant d’engagement. L’auteur raconte qu’une personne qui tente de « snap » une banane en deux ne pourra le faire que si elle s’engage à 100%, sans quoi elle l’écrasera. Cette analogie m’est restée en tête et je l’utilise pour remarquer et modifier l’instant juste avant de faire un mouvement où un doute pourrait parfois s’installer, sans que je le veuille. C’est ce travail sur soi, par rapport à diverses mauvaises habitudes, qu’offre la lecture du livre The Hard Truth.

Si vous cherchez à devenir la « brute » d’escalade que vous admirez ou l’athlète qui semble avoir tout compris et tout en ordre, ce livre est pour vous. L’approche de Kris Hampton permet de mieux comprendre ses motivations et de faire face à la réalité quant à la pertinence, l’efficacité et l’effort mis dans son entraînement. De plus, l’auteur explique clairement des manières simples de changer. Si vous le voulez assez pour faire le travail nécessaire, ce livre a le potentiel d’améliorer grandement votre escalade.

Some Stories : Lessons from the Edge of Business and Sport – Yvon Chouinard (EN)

Attention! Votre liste de destinations voyage pourrait être allongée par cette lecture 😉

Rempli de courtes anecdotes et de leçons de vie et parsemé de magnifiques photos, ce livre d’Yvon Chouinard en est un dans lequel on veut replonger plusieurs fois au fil du temps. Une légende dans le monde du plein air et le fondateur de la compagnie à succès Patagonia, Yvon Chouinard privilégie le titre de conteur, plutôt qu’écrivain pour se qualifier. C’est cet art de raconter que l’on voit à travers son livre.

Parfait pour une lecture d’été qui fait rêver et typique d’un « coffee table book », Some Stories donne l’impression de s’entretenir en tête à tête avec l’auteur. Passant de l’escalade à l’entrepreneuriat et du surf à la pêche à la mouche, vous aurez droit à une collection d’histoires, d’articles et de réflexions d’un homme ayant porté plusieurs chapeaux au cours de sa vie. On peut y lire des récits d’aventures personnelles, mais aussi des leçons quant à sa carrière et aux différents sports qu’il pratique. Comme toujours, Yvon Chouinard met de l’avant son amour et surtout son respect pour la nature, avec sagesse.

C’est un livre à savourer tranquillement, mais sans modération!